Qu'est-ce qu'une journée ordinaire lorsque l'on s'appelle Mina ?
Mina se réveille comme une fleur et maman est déjà là. Je la regarde revenir du monde des rêves avec toujours autant d'émotions, toujours autant de perles de larmes
retenues dans les yeux.
Mina se réveille, sourit et tend les bras. Le gros calin du matin a une saveur comparable à nulle autre... une addiction a mon coeur de mère.
Après le dejeuner, le facteur a déjà déposé dans la boite aux lettres un paquet pour mon adorée. Son colis mensuel remplit d'animaux de la ferme, de livre et autres
merveilles... Mina ouvre la boite avec ses grands yeux émerveillés et sort chaque objet comme le plus fantastique des trésors. Ce mois-çi, ces animaux favoris seront une famille de chevaux et son
livre assorti. Ma puce adore cette collection... Son côté fermière reprend parfois ses droits.
Elle profite de ses journées avec son père: elle va à la plage, à la ferme...
J'ai beaucoup de mal à passer mes journées loin d'elle, je ne suis habituée à l'avoir près de moi toute la journée. Le retour à la réalité professionnelle a ses désagréments.
Mais je sais au fond de moi que c'est bon pour moi et pour Mina.
Je ne suis pas faite pour rester chez moi, j'ai besoin de m'épanouir et de m'investir dans le monde du travail.
Nous avons besoin de nous épanouir toutes les deux pour atteindre le bonheur qui nous attend de l'autre côté de la rive.
par PtiteMina
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Pendant que je reprenais ma place dans le monde du travail, mon adorable fille a pensé à mes pensées. Elle les a plantées, les a
arrosées... Il faut toujours avoir des pensées dans son jardin, simple question de savoir-vivre. A défaut de savoir penser par soi-même, il faut parfois laisser faire la
nature.
Mes pensées qui étaient hier troubles et tourmentées, sont aujourd'hui grâce au soleil du printemps et au doigté délicat de ma fille,
totalement lumineuses.
Mina est dans toutes mes pensées, elle n'y règne cependant plus en maitre incontesté. chaque jour, j'ai une
pensée pour vous toutes, une pensée pour moi... j'en ai beaucoup pour ma puce et encore plus pour le vase qui saura les accueillir.
par PtiteMina
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Le silence est souvent plus parlant qu'un long discours. Mon silence fut un long discours.
Il faut du temps pour accepter les choses, encore plus pour les écrire. J'ai voulu prendre le temps de faire les choses bien, de préserver les choses et les gens qui importaient à mes yeux.
Le père de Mina et moi-même nous séparons.
C'est la fin d'une histoire... le début d'une autre !
Le bonheur attend chacun pourvu qu'on accepte de le laisser entrer.
par PtiteMina
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Qu'est-ce que le bonheur ?
Est-ce que l'amour que l'on porte à un enfant suffit pour remplir une vie de bonheur ?
Je l'ai cru, j'ai voulu le croire.
J'aime Mina comme tout parent aime son enfant, de manière absolue... mais j'ai refusé longtemps de voir en face que cela ne suffisait pas à mon bonheur. J'ai oublié en chemin que j'avais
moi-aussi le droit à ma part de bonheur.
J'ai toujours pensé aux autres avant moi-même, toujours fait ma vie en fonction du respect du bonheur des autres. J'ai fini par trouver cela acceptable, par penser que c'était comme cela que les
choses devaient être.
J'ai sombré doucement, inexorablement, je me suis perdue. J'ai fait bonne figure, je ne suis accrochée aux branches. Je me suis encore voilée la face. J'ai accusé mon travail, Paris, la
conjoncture... je n'ai pas voulu voir les choses en face. Je n'étais plus heureuse.
Il y a quelques semaines, je me suis remise à croire. J'ai eu si peur -on a toujours peur de l'inconnu. J'ai pensé qu'il était plus facile de l'ignorer, de fuir, que j'allais pourvoir continuer à
me jouer la comédie. J'ai finalement compris que je ne faisais que me trahir définitivement.
Après avoir fermé la porte et cru mourir, je l'ai rouverte... la lumière est entrée. Elle m'a rappellée comme les choses peuvent être belles pourvu qu'on les regarde. Je ne vivrais plus ma vie à
travers les yeux des autres mais à travers les miens, les siens.
Je ne suis pas devenue égoïste pour autant. Ma priorité sera toujours de protéger ceux à qui je tiens, ceux que j'aime. Je serais toujours là pour ceux qui le voudront, ma main sera toujours
tendue pour ceux qui voudront la prendre... la seule chose qui change c'est que cela ne sera plus au dépend de moi.
Je préserverais Mina et moi autant que possible.
Elle n'est pas à moi, elle appartient au monde, je ne l'en priverais pas. Jamais. Je la protégerais, juste. Je lui donnerais tout mon amour de mère, elle en aura besoin... mais je sais qu'elle
n'a pas besoin que de cela. Elle restera pour toujours la fille de son père, la petite-fille de ses grands-parents... son coeur restera toujours ouvert, j'y veillerais chaque jour.
par PtiteMina
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Mon adorable fille a décidé ce jour qu'elle ne serait pas fermière mais PIRATE. C'est tellement plus exotique, tellement plus romanesque.
Remplie de la certitude que je la suivrais jusqu'au bout du monde, elle m'entraina vers son bateau.
Bleu comme les yeux de son capitaine, "
Le
saphir" nous attendait à quai. Je m'engageais donc comme mousaillon pour suivre ma belle dans ses aventures. Mina fit l'inspection de la cale au pont... elle savait ce que nous aurions
à affronter.
Nous avons vogué contre les vents, lutté contre le mauvais grain, franchis bien des tempêtes, survécu à la toile d'une araignée géante, repris des forces dans quelques ports pour arriver
là où notre capitaine bien aimée souhaitait aller. Et puis nous arrivâmes.
Je le sus tout de suite en voyant l'endroit.
Entre deux rochers, le sable fin s'étendait à l'infini. Nous aurions pu rester là au soleil, toutes les deux, notre vie entière. C'était donc cela
SON trésor
: une plage déserte dont elle pourrait se nourrir du sable et des cailloux jusqu'à plus faim, une plage où nous pourrions nous roulez dans le sable sans que l'on nous regarde comme des folles. La
tranquilité et l'espace sont les trésors que nous somme venus chercher ici.
Capitaine Mina et son plus fidèle moussaillon -Moi- ne voulions plus rentrer. Escalader les rochers à la recherche de crevettes et d'anémones, rester les pieds dans l'eau à regarder la mer
monter... tout cela suffit à notre bonheur. Mais notre devoir nous appelait -et le gouter aussi.
Le monde féérique de Mina continue d'exister dans nos coeurs jusqu'aux aventures du lendemain. Ce soir, le capitaine Mina redevint mon bébé... de moussaillon, je devenais
maman.
par PtiteMina
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